Infos climat La saison de recharge des nappes phréatiques a bien portée son nom cette année.

Getty Images

Nappes phréatiques : une saison de recharge bien chargée

18/03/2020

Les nappes phréatiques ont pu se remplir cette année pendant la saison de recharge, qui couvre les mois d'automne et d'hiver, de septembre à mars.

Des cumuls de pluies souvent excédentaires

La saison de recharge a bien porté son nom cette année avec des cumuls de pluie souvent excédentaires. Les cumuls de pluie ont été souvent excédentaires pendant la saison de recharge (bilan provisoire au 15 mars). On compte quelques exceptions avec des déficits localisés entre Corse, Est Languedoc, Auvergne-Lyonnais.

A contrario, les excédents sont parfois importants (+ de 50%) dans l'ouest du pays et en Provence Alpes-Côte d'Azur.

Cumuls de précipitations pendant la saison de recharge entre septembre 2019 et mars 2020

Les cumuls du 1er septembre au 15 mars ont ainsi atteints des niveaux parfois proches des records avec :

  •  1159 mm à Brest soit + 45 % par rapport à la normale. C'est le 2e cumul le plus important depuis le début des mesures, derrière 2000-2001.
  •  1140 mm à Cannes, soit + 99 % / norme, en 2e position (derrière 1959-1960)
  •  1129 mm à Biarritz (+26%)
  •  1127 mm à Quimper (+36%)
  •  1055 mm à Landivisiau (+37%)
  •  1017 mm à Dax (+43%).

Des valeurs qui contrastent avec des déficits de précipitations dans l'est du pays :

  • Montpellier : 325 mm (-25%)
  • Saint-Étienne : 319 mm (-4%)
  • Colmar : 276 mm (-2%)
  •  L'Île Rousse : 255 mm (-28%)