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Nuit du 27 au 28 février 2010 : Xynthia

27/02/2020

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête Xynthia s'abat sur la France.

La tempête la plus meurtrière en France depuis les tempêtes de décembre 1999

Dans un contexte de grandes marées, Xynthia provoque des submersions marines exceptionnelles sur les côtes de Vendée, de Charente-Maritime, de Bretagne et de Normandie. Elle laisse derrière elle 47 morts en France, 59 en Europe, et un paysage dévasté sur la côte atlantique.

Trajectoire de la tempête Xynthia et surcotes observées les 27 et 28 février 2010

Xynthia a été la tempête la plus meurtrière en France depuis les tempêtes de décembre 1999. Le montant total des dégâts directement provoqués par la tempête Xynthia est évalué à plus de 2,5 milliards d'euros.

Xynthia souligne la vulnérabilité accrue de nos territoires, en particulier littoraux, face aux événements extrêmes et aux inondations dans un contexte de réchauffement climatique.

Après Xynthia, le 3 octobre 2011, Météo-France met en place la vigilance « vagues-submersion » afin de mieux anticiper les montées extrêmes du niveau de la mer et de renforcer la protection des populations. Sans cesse amélioré depuis, celui-ci est déployé en outre-mer, à commencer par La Réunion en 2020.

Xynthia, retour sur un événement exceptionnel

Xynthia reste l'un des événements météorologiques les plus violents qu'a connu la France.

Sur le plan météorologique pourtant, Xynthia n'est pas une tempête exceptionnelle au regard des vents engendrés sur le territoire.

Les 30 tempêtes majeures qui ont touché la France entre 1980 et 2019 - © Météo-France

  • Les vents relevés sur le territoire au passage de Xynthia n'atteignent pas l'intensité des tempêtes Lothar et Martin de décembre 1999 ou encore de Klaus en janvier 2009. Les rafales maximales relevées en plaine, de 160 km/h sur le littoral et de 120 km/h à 130 km/h dans l'intérieur des terres, sont inférieures à celles enregistrées lors des événements de 1999 et 2009, où l'on relevait près de 200 km/h sur le littoral et 150 à 160 km/h dans l'intérieur des terres.
  • La violence de Xynthia s'explique par la coïncidence de son passage avec la pleine mer, dans un contexte de grandes marées (coefficient de 102). Cette conjonction a provoqué des phénomènes de surcotes et engendré des submersions aux conséquences dramatiques.
    Le centre de basses pressions et les forts vents associés à Xynthia ont en revanche provoqué une élévation du niveau de la mer (surcote) rarement atteinte : À La Rochelle, le 28 février 2010, la hauteur de la pleine mer attendue avec ce coefficient de 102 était de 6,49 m. Or, la hauteur d'eau totale a atteint en réalité 8,02 m, soit une surcote de 1,53 m, du jamais vu depuis le début des observations marégraphiques en 1997. Sur la zone la plus touchée, de Saint-Nazaire à La Rochelle, les durées de retour de hauteur de pleine mer sont supérieures à 100 ans. 

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